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LE CYCLISME, SPORT DE CONTACT

La victoire est belle, la deuxième place cruelle et l’effort d’une intensité incomparable. Le cyclisme est sans aucun doute l’un des sports les plus éprouvants. En ajoutant à cela, des chutes qui peuvent être fatales aux coureurs, comment ne pas considérer le cyclisme comme un sport extrême.

Les selles sont réglées au millimètre, les cadres flambants neufs, les coureurs bronzés été comme hiver, on pourrait croire que la vie d’un cycliste est un long fleuve tranquille. Ce sport est parfois trompeur, puisque la réalité est tout autre. Il suffit de voir l’état de fatigue dans lequel les cyclistes passent la ligne d’arrivée de Paris-Roubaix, après avoir effectué les 30 portions pavées, pour se rendre compte de la difficulté d’une seule course. Difficulté à laquelle s’ajoutent les dangers, qui font face aux coureurs et dont l’accident peut être mortel.

Il est 17h30, le 5 août dernier, le monde du cyclisme est sous le choc, attristé par l’incident qui vient de se produire. Sur la ligne d’arrivée de la première étape du Tour de Pologne, Fabio Jakobsen, 23 ans, vient de subir une terrible chute. Lancé à plus de 70km/h lors du sprint final, le cycliste néerlendais, s’est retrouvé éjecté par-dessus les barrières de protection, après avoir été tassé par son compatriote, Dylan Groenewegen. Hospitalisé, le coureur est victime de multiples traumatismes à la tête, les médecins le placent dans un coma artificiel.


Fabio Jakobsen (à gauche) poussé contre les barrières par Dylan Groenewegen (en jaune). Cnews, Crédit photo : NewSpix/iconSport


Une semaine après l’accident, les nouvelles sont rassurantes, le coureur de la formation Deceunnick Quick Step est sorti du coma après une opération de cinq heures à la tête. « Son état est grave mais stable, » explique le directeur adjoint de l’hôpital polonais où se trouve Fabio.


2 sports en un

Réduisant les traumatismes, réactivant la circulation sanguine ou encore prescrit pour rééduquer des blessures sans risque, nombreux sont les bienfaits du cyclisme amateur. Très souvent décrit comme « doux », il est en effet un des sports le plus pratiqué en France, que ce soit pour se déplacer quotidiennement, pour se balader en famille ou comme activité physique régulière.

La réalité du cyclisme à haut niveau en est tout autre. Muni d’un minimum de protection afin d’optimiser leurs performances, les cyclistes professionnels sont prêts à tout pour franchir l’arche d’arrivée en première position.

Gravir des cols situés à 2500m d’altitude, puis les dévaler à plus de 90km/h, parcourir 3500km sous des chaleurs pouvant atteindre plus de 40°C, tout ça en seulement 3 semaines, telle est la vie d’un coureur cycliste. S’ajoute à cela des dangers provenant de l’intérieur comme de l’extérieur du peloton auxquels ces sportifs doivent faire face.


Des contacts d’une grande gravité

Duel de sprinteur

A l’image de l’effrayante chute de Fabio Jakobsen, entrainant par la même occasion celles d’une dizaine d’autres coureurs, les sprinteurs font partie des cyclistes les plus sujets au carambolage. N’hésitant pas à jouer des coudes afin de se créer un espace au milieu d’une meute affamée par la victoire, les coureurs ne peuvent se permettre de penser aux conséquences qu’un contact peut engendrer. Dressés debout sur leurs pédales, à des vitesses atteignant les 80 km/h, le moindre coudoiement peut parfois leur être fatal.


Terrible chute de Fabio Jakobsen dans les barrières, Dylan Groenewegen et Mickaël Delage (de gauche à droite) SudOuest, Crédit photo : maxPPP


Quand les spectateurs en font trop

Que serait les grands tours (Tour de France, Giro, Vuelta) ou encore les célèbres classiques sans la ferveur des spectateurs venus nombreux acclamer les cyclistes à bout de souffle. Plus ils sont présents, plus la fête est grande, à condition qu’ils ne perturbent pas le déroulement de la course.

En effet, nombreuses sont les campagnes de prévention, les barrières et les gendarmes demandant aux spectateurs de rester sur les bas-côtés de la route afin de ne pas gêner les coureurs déjà assez concentrés. Malgré les dispositifs mis en œuvre, des incidents sont à déplorer, comme lors de la 20ème étape du Giro 2019. Dans la dernière ascension de la journée, Miguel Angel Lopez, coureur de la formation Astana, s’est fait percuter par un spectateur impertinent. Sans gravité, la chute a malgré tout fait perdre du temps au cycliste qui, furieux, a giflé le spectateur en retour. Une situation regrettable dont tout le monde aimerait se passer.




Les motos, amies et ennemies du cycliste

Que ce soit pour filmer les attaques en tête de la course, les crevaisons à l’arrière, frayer un passage aux coureurs dans la foule encore pour les hydrater, il faut reconnaitre que les motos sont d’une aide précieuse. Pour les cyclistes comme pour les spectateurs, elles participent au bon fonctionnement de la course, la plupart du temps. Trop proches, trop pressées, la présence des motos sur les courses cyclistes peut être remise en cause à la suite d’accidents parfois mortels.

Évidemment, personne n’oublie le drame qui a couté la vie à Antoine Demoitié, 23 ans, en 2016 lors de la classique belge Gand-Wevelgem. A la suite d’une chute avec quatre autres coureurs, le jeune espoir s’est retrouvé au sol. Si les premières voitures ont pu l’éviter d’un écart brusque, une des motos accréditées par la fédération belge n’a pu faire de même. Antoine Demoitié décèdera quelques heures plus tard, des suites de ses blessures.

Pourtant conduites par des pilotes expérimentés, la présence des motos sur les courses cyclistes est un problème auquel l’UCI (Union cycliste internationale) doit faire face. Une réglementation plus stricte du nombre d’engins motorisés lors des compétitions pourrait être une solution de bon augure pour la suite.

A vouloir privilégier la performance, n’est-ce pas inconscient de laisser des hommes, dévaler des routes à plus de 90km/h, et faire face aux multiples dangers, en étant muni d’un simple casque, en guise de protection ?

 
 
 

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